La directrice de Vogue Brésil, Donata Meirelles, a démissionné après avoir été accusée d’avoir organisé une fête sur le thème de l’esclavage à l’occasion de son 50e anniversaire. C’est vêtue d’une robe à plumes, assise sur une chaise aux allures de trône, et entourée de deux femmes noires habillées de robes traditionnelles qu’est apparue cette dernière lors de la fête de cet événement particulier pour elle.

Donata Meirelles, qui s’est rapidement excusée, a démissionné. Elle assure cependant que l’esclavage « n’était pas le thème de sa fête », mais se dit « désolée » si c’est ce à quoi les photographies ont fait penser. Pour se justifier, elle a expliqué que le « trône » était une chaise issue des traditions du culte afro-brésilien candomblé, et que les robes étaient également des habits traditionnels de fête de Bahia.

Sur Instagram, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une mise en scène raciste, inspirée de l’époque où le Brésil était encore un pays esclavagiste. Un internaute pointe du doigt le fait que les photos font « clairement et malheureusement référence » à l’esclavage, et au « Brésil de l’autocratie […], où les personnes noires servaient les Blancs ».

Dans une publication, la présentatrice de télévision Rita Batista a rappelé le contexte historique dans lequel s’inscrit ce scandale. « L’esclave en lui-même était un objet de luxe qu’il fallait exhiber publiquement », écrit-elle en légende d’une photo du XIXe siècle montrant une Brésilienne accompagnée de ses deux esclaves noirs :

 

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“(…)Já as escravas de casas ricas eram adornadas por seus próprios senhores. Quando saíam para as ruas acompanhando suas senhoras ou crianças, eram exibidas em trajes finos e carregadas de joias.A própria escrava era um objeto de ostentação do dono, um objeto de luxo a ser mostrado publicamente”. Trecho do livro Jóias de Crioula de Laura Cunha e Thomas Milz. A primeira foto foi tirada em 1860. De acordo com @edercansino a foto que faz parte do acervo do @imoreirasalles, intitulada “senhora da família Costa Carvalho na liteira com dois escravos” foi feita na Bahia por fotógrafo desconhecido. A segunda imagem é de 2019 mesmo. #sóeuacheiestranho #Bahiaterradafelicidade #ritadeixederecalque #passeodedinhoprolado #osprincípiosacimadaspersonalidades #qualquersemelhança #nãoémeracoincidência

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Le magazine de mode a également présenté ses excuses sur Instagram. La direction du groupe a annoncé la création d’un comité permanent d’experts, qui seront chargés de travailler à la promotion de contenus et des images susceptibles de lutter contre les inégalités.

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