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Plus de la moitié des étudiant·e·s anglais·e·s a déjà été témoin de racisme

Ces derniers mois, les facs britanniques ont été le théâtre d’un certain nombre d’incidents racistes. En mars, deux étudiants étaient arrêtés après qu’une étudiante de l’université de Nottingham Trent ait publié une séquence vidéo de chants racistes – dans l’une les paroles disent de façon explicite « We hate blacks » –  devant la porte de sa chambre en résidence étudiante. Les membres d’une association d’étudiants en droit ont également été suspendus par l’Université d’Exeter après que des conversations WhatsApp où ils tenaient des commentaires racistes aient été partagées en ligne. Et la semaine dernière, l’université de Sheffield Hallam a lancé une enquête après qu’une banane pourrie aurait été lancée sur un étudiant diplômé noir lors d’un match de hockey sur glace.

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Cela a suscité un nouvel intérêt pour quantifier la prévalence du racisme et des préjugés parmi les étudiant·e·s. The Student Student Room, la plus grosse communauté d’étudiant·e·s britanniques en ligne, a récemment mené un sondage auprès de plus de 1000 étudiant·e·s et les résultats sont juste accablants. Plus de la moitié des étudiant·e·s dit avoir été témoins d’actes racistes au cours de leurs études, tandis que près d’un tiers en a personnellement fait l’expérience sur le campus – dont un sur dix quotidiennement.

Certain·e·s ont évoqué des cas précis, par exemple, les déguisements et les blagues inappropriés dans la vie nocturne étudiante: « beaucoup de personnes se déguisent en noir·e·s. Un étudiant africain a reçu des blagues racistes sur le fait qu’ils auraient le sida ».« Se moquer des accents [est très commun] », a commenté une autre étudiante. « Une personne a dit à propos de mes longues tresses, » J’aimerais avoir des cheveux comme les tiens pour rester à la maison et fumer de l’herbe toute la journée « .

Peu d’étudiant·e·s font la démarche de signaler les incidents en question

Mais le sondage, qui a été lancé le 23 mars et s’est achevé cette semaine dernière, révèle que plus de la moitié des étudiant·e·s qui ont été témoins du racisme ou l’ont personnellement vécu n’ont rien fait à ce sujet. Pourtant, plus de trois étudiant·e·s sur cinq sont convaincu·e·s que leur université pourrait faire plus pour prévenir le racisme sur le campus selon l’enquête.

« Le processus de signalement d’une plainte est très pénible et très intimidant. La procédure peut durer de six semaines à plus ou moins toute votre année scolaire », avance Ayo Olatunji, le responsable des étudiants noir·e·s et des étudiant·e·s issu·e·s des minorités ethniques à l’University College London. Dans le cas de Chisango (l’étudiante victime de chants racistes), l’université n’a agi qu’une fois que sa vidéo avait été mise en ligne et avait attiré l’attention d’organisations de presse, de politiciens et de célébrités.

Mhairi Underwood, Communty Manager à The Student Room, a déclaré: « En 2018, il est triste de voir la prolifération du racisme que vivent régulièrement les jeunes. »

« L’impact que ces instances peuvent avoir sur les étudiants est sérieux, surtout (dans le contexte souvent stressant) de la vie universitaire. »

« Lorsque nous cherchons à lutter contre le racisme, nous devons donner à chaque personne les moyens de jouer son rôle en évitant les cas de racisme occasionnel. »

« En créant un dialogue autour de ce qui est et n’est pas OK quand il s’agit de commentaires ou de » blagues « , nous pouvons nous attaquer aux préjugés qui existent encore clairement dans nos communautés. »

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